People of Change met en lumière, grâce à la création de courts documentaires, le travail effectué par des ONG et des individus dans le but d’améliorer la vie de leurs communautés. Nous croyons à la force des exemples positifs qui aspirent au changement et peuvent apporter des solutions globales.

BizeeBox

Avez-vous déjà vécu ce moment où vous entendez parler d’une idée génialement simple et vous vous demandez « pourquoi je n’ai pas eu cette idée auparavant » ? Tout dernièrement, j’ai ressenti cela en lisant If We’re Sharing Everything Else, Why Not Our Coffee Cups?

L’idée de cette initiative, bien que simple, a un impact considérable sur la réduction du gaspillage généré par l’usage des tasses de café à emporter. Penchons-nous sur ce geste de la vie de tous les jours, le café fait partie intégrante de notre vie quotidienne. Or, si nous prenons un peu de distance, voici ce qu’implique cette habitude : un verre en carton, un couvercle en plastique, un manchon isolant pour éviter de se brûler, et si vous ajoutez du sucre à votre café, il ne faut pas oublier l’emballage du sachet de sucre, de la crème et les agitateurs en plastique pour le mélanger. Multipliez l’usage de ces matériaux par le nombre de personnes qui prennent un café chaque matin en allant travailler…

Un partenariat propose d’y remédier. La  DO School et la Brooklyn Roasting Company produisent 500 tasses en céramiques à partager. Dès lors, vous n’avez plus besoin de jeter votre tasse de café, il vous suffit de la retourner au coffee shop, qui en refera usage le jour suivant après nettoyage et désinfection.

Cette découverte m’a alors menée à connaître une autre idée absolument géniale, celle de BizeeBox qui propose d’utiliser des boîtes à lunch réutilisables afin de vous éviter tout sentiment de culpabilité lorsque vous emporter votre repas. Comment cela se fait qu’une solution aussi simple ne soit toujours pas appliquée ?

Imaginez donc un monde où ces pratiques seraient la norme. Non, pardon, je me reprends ; faîtes en sorte que ce soit le cas.

Sur la route du Coca-Cola

Et si l’un des produits les plus distribués dans le monde devenait un réseau de distribution de médicaments?

Dans n’importe quel pays en développement, il est possible d’acheter virtuellement une bouteille de Coca-Cola alors que dans ces mêmes pays 1 enfant sur 9 meurt avant de souffler sa cinquième bougie, de causes de décès évitables comme une déshydration suite à une diarrhée. Coca-Cola représente un réseau de distribution à l’échelle mondiale qui reste sans doute inégalée. Cependant, il est intéressant de constater que dans certains pays, Coca-Cola peut avoir une image assez négative. Lorsque j’étais au Sri Lanka où je travaillais pour l’organisation Future in Our Hands, nous avons passé une journée entière à interviewer des fermiers locaux sous un soleil de plomb. Plus tard dans l’après-midi, la seule chose à laquelle je pensais était une boisson fraîche. Nous nous sommes alors arrêtés à une petite épicerie, où j’ai demandé une canette de Coca bien fraîche. L’homme qui m’accompagnait, étonné, m’a demandé pourquoi je buvais du Coca-Cola. Sans réfléchir et sans mesurer les conséquences de ma réponse, je lui ai simplement répondu que j’aimais cela. C’est alors qu’il m’a rétorqué qu’il ne comprenait pas comment je pouvais boire une boisson alcoolisée au milieu de la journée (leur religion prohibant la consommation d’alcool). Alors, un peu interloqué, j’ai tenté de lui expliquer que je ne buvais qu’un simple Coca, sans faire aucun mélange. Néanmoins, je me suis heurté à un mur: le Coca Cola est une boisson alcoolisée. Je pouvais tout à fait boire du Fanta, du Sprite, ou n’importe quel autre soda; mais pas du Coca-Cola. J’ai donc fini par acheter une bouteille d’eau chaude.

Nous étions au milieu du Sri Lanka, dans un petit village de pas plus de 500 habitants, et même si on pouvait y trouver du Coca, de nombreuses choses essentielles manquaient.

C’est exactement la mission que se donne ColaLife. Cette organisation utilise les principes et le réseau de distribution que Coca-Cola ou d’autres ont pu mettre en place, afin de créer une chaine de l’offre pour des produits dits « sociaux » tels que des solutions de réhydratation orale et des compléments de zinc. Et, bien que ColaLife cherche à collaborer avec des grandes compagnies pour insuffler un changement social, l’organisation n’est affiliée à aucune d’entre elle et reste ainsi indépendante dans leur démarche.

Il se pourrait qu’Amazon soit également d’une grande aide…

POCket Docs :: Ateliê Sustenta Capão

Une des étapes les plus difficiles pour n’importe quelle initiative sociale, que ce soit une organisation, une entreprise ou un projet, reste son commencement. Au début, de véritables défis se présentent: trouver les bons partenaires, rechercher les financements nécessaires, saisir l’essence de l’initiative, et surtout trouver la motivation de rester combatif et continuer à y croire.

Nous connaissons de nombreuses personnes et leurs projets qui sont dans cette situation. Bien qu’ils aient acquis de l’ expérience (par la validation et le succès de leur projets), ils désirent augmenter l’impact de leurs transformations. Or cette croissance du projet n’est possible que si la nouvelle demande peut-être satisfaite.

Pour aider ces initiatives qui sont dans cette phase cruciale, nous avons décidé de lancer un nouveau format de documentaires: une vidéo de 3 minutes qui fait le portrait de leurs projets (et les entrepreneurs qu sont derrière cette idée), afin de les utiliser comme un moyen de communication online. Ce format est donc plus court, plus commun, ce qui reflète les défis et inspirations qui se cachent derrière chaque initiative.

Nous appelons ce nouveau format les POCket DOCS. :)

Voici des initiatives en lesquelles nous plaçons tout notre espoir et grâce à nos connaissances, nous tentons d’aider pour leur donner envie de voir plus loin et accroître leur influence.

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Nouvelles Trimestrielles :: Avril 2014

Un semestre touche à sa fin depuis la dernière fois que nous avions partagé quelques nouvelles avec vous.

Nous avons débuté notre quatrième année de travail et d’engagement en poursuivant notre tâche et en consolidant le statut de notre organisation pour obtenir le statut d’organisation à but non  lucratif. Nous avons considéré plusieurs alternatives, mais le plus important reste de concentrer notre énergie et notre temps pour mobiliser un capital d’amorçage afin de couvrir les coûts initiaux.

De nombreuses personnes sont intriguées par notre concept, soit une organisation qui apporte son aide à d’autres organisations. Le principe est simple : nombreuses organisations et projets sociaux n’ont pas les moyens d’investir dans l’élaboration d’une stratégie de communication qui donnerait une visibilité à leur travail. Cet instrument offre effectivement une plus large visibilité et permet ainsi d’obtenir davantage de fonds et d’attirer toujours pus de bénévoles (soit l’idée basique qui se dissimule derrière chaque stratégie marketing ; à l’exception du secteur tertiaire qui opère sur un marché différent).

L’outil de communication que nous avons choisi est celui des courts documentaires. People of Change a su développer une expertise dans ce domaine et créer son propre langage visuel, qui jusqu’ici a fait ses preuves. Dans cette lignée, afin de générer un impact considérable, nous élaborons une stratégie de communication ciblée afin de faire découvrir nos documentaires aux bonnes personnes. Cette stratégie implique une campagne et des événements en ligne, et une diffusion auprès des médias.

Cependant, tout ce travail est fourni sur la base du bénévolat. En conséquence, nous offrons notre expertise et nos connaissances afin de venir en aide à des organisations et pour diffuser des idées et des causes auxquelles nous croyons. Néanmoins, ces derniers temps, la demande actuelle est plus forte que l’énergie que l’équipe peut y dédier. L’unique solution serait de trouver un moyen de couvrir nos coûts de fonctionnement de base, ce qui nous permettrait de produire davantage.

Nous avons déjà abordé le sujet de nombreuses fois par le passé, et nous nous étions demandés si nous allions devenir une entreprise sociale ou une organisation à but non-lucratif. Après un long débat, nous avons finalement adopté cette dernière option parce nous pensons, notamment ceux qui travaillent de façon bénévole dans le domaine de la production médiatique, que c’est une expérience transformative qui révèle le pouvoir extraordinaire des mains de ceux qui s’impliquent dans la production.

Heureusement, dès le prochain semestre, nous pourrons vous annoncer l’enregistrement de l’organisation officiellement. Jusqu’à ce jour, nous continuerons à effectuer  notre travail selon le temps que chacun peut y consacrer.